Idées reçues sur les briefs et autres erreurs à ne pas reproduire.

S’il y a bien une chose dont vous pouvez être sûr, c’est que dès qu’une méthode ou une technique (en marketing, mais pas seulement) devient populaire, vous allez vous retrouver avec des dizaines de personnes prétendant vous aider à « tout comprendre » ou « tout savoir » sur celles-ci. Et dans la plupart des cas, ces personnes ne trouveront rien de mieux à faire que de répéter les bêtises qu’elles auront entendues chez leur voisin.

Essayons ensemble de décrypter le vrai du faux, et de remettre un peu de bon sens dans les discussions autour des briefs.

 

« Un brief, c’est bref »

 

Ce n’est pas seulement un jeu de mot douteux, c’est aussi… faux. Attention, je ne dis pas qu’un bref ne peut être court, et conçis. C’est même souvent conseillé. Toutefois, parfois c’est impossible, et utiliser la longueur de votre brief comme indicateur principal de sa qualité n’est pas une bonne idée.

Demandez-vous plutôt si chaque idée que vous avez donnée était claire, compréhensible, et s’il y a quelque partie que ce soit de votre brief que vous pourriez alléger. Là-dessus, on est d’accord, un brief se doit d’être fluide et compréhensible à tous les niveaux, c’est la base de la compréhension qui se créera entre vous et vos partenaires, ceux qui vous aideront à mettre en place le projet pour lequel vous avez rédigé le brief. Aucune zone d’ombre ne peut donc subsister.

 

« Je peux faire mon brief tout seul »

 

Là aussi, soyons-clairs : ce n’est pas impossible. Il n’empêche que ce n’est pas recommandé, et que c’est loin d’être aussi simple qu’on a pu vous le faire croire.

Un problème majeur est que vous risquez de manquer de recul. Or, lorsque l’on écrit un brief, on se doit d’être aussi clair que possible tout en donnant toutes les informations nécessaires pour comprendre votre entreprise (votre marque, votre image, vos clients, vos intentions, le contexte concurrentiel, etc). Si vous êtes seul, vous aurez plus de mal à vous rendre compte si ce que vous avez écrit et expliqué serait compréhensible pour un intervenant extérieur, pour quelqu’un qui ne sait rien de votre entreprise.

Et ce n’est pas tout : consulter les autres membres de votre équipe vous aide à faire une description plus fidèle de votre entreprise : vous n’oublierez aucun détail, et vous pourrez profiter des perspectives de chacun.

 

« Une réunion en face à face peut largement se substituer à un brief »

 

En fait, il serait bien plus juste de dire qu’une réunion en face à face est le complément parfait à la rédaction et la présentation d’un brief. Parce qu’en effet, parfois se dire les choses directement permet d’assurer qu’aucun doute ne subsiste, alors que quand vous écrivez un brief, malgré tous vos efforts, certaines zones d’ombres peuvent demeurer.

Pourtant, je vois mal comment vous pourriez faire sans le brief, en ne comptant que sur une réunion pour faire comprendre votre projet, votre ambition, vos objectifs. Le brief permet de mettre les choses à plat, c’est une base qui pourra être consultée pendant toute l’avancée du projet, à l’inverse d’une réunion qui est parfaite pour décoincer certaines incompréhensions, mais pas pour constituer un socle au projet.

Bref, ne faites pas le choix du brief OU de la réunion, parce que c’est une question qui ne devrait même pas se poser. Les deux ont leur avantages et inconvénients, alors ne vous privez ni de l’un ni de l’autre.

J’espère que ces quelques explications vous permettront de comprendre un peu mieux ce qu’est un brief, et surtout ce que ça n’est pas. Pour résumer, un brief ce n’est pas une réunion « en moins bien », ce n’est pas un travail de loup solitaire, et ce n’est pas non plus nécessairement court.